Témoignage : pédo-épuration auto-construite pour 2 personnes Enregistrer au format PDF

Réalisation d’un système d’assainissement des eaux usées par pédo-épuration pour une maison habitée par 2 personnes dans le Bas Couserans.

Le cadre

Il s’agissait pour nous de choisir un moyen écologique de traitement des eaux usées - eaux grises? uniquement les toilettes étant sèches, représentant peu d’emprise au sol, simple à mettre en œuvre, efficace, bon marché et dont nous aurions la maîtrise, autant pour la conception que pour la maintenance. Après quelques recherches il apparaissait que la pédo-épuration s’avérait l’option la plus pertinente étant donné nos besoins, nos exigences et nos moyens. Une formation avec l’association Terr’Eau nous a conforté dans cette option.

L’installation

L’évacuation des eaux usées de la maison se fait par un tuyau PVC (Ø 100 mm) qui débouche dans un regard de pré-filtration. Dans ce regard en PVC, à l’origine prévu pour les eaux pluviales, un bac amovible rempli de paille et dont le fond est percé d’une série de petits trous (Ø 5 mm) permet de retenir les graisses et les matières grossières, celles qui passent les siphons [1]. Il est nécessaire de changer régulièrement la paille (toutes les 2 ou 3 semaines) afin d’éviter un colmatage par accumulation de matières grasses.

Dans le fond du regard, un tuyau PVC (Ø 40 mm) évacue les eaux filtrées vers une zone d’infiltration d’environ 2 m² dans laquelle le sol a été décaissé sur une dizaine de centimètres, cette tranchée a été remplie par du mulch [2] et une plantation d’Iris faux acore (Iris pseudacorus). La dispersion de l’eau sur la zone d’infiltration se fait en surface par le tuyau PVC (Ø 40mm) sur lequel des trous (Ø 5 mm) ont été percés de manière à répartir le flux d’eau.

Constatation

Ce « bassin » d’infiltration non étanche a été implanté au pied d’un bosquet de noisetier qui a par conséquent bénéficié d’un apport d’eau continu sur l’année. Cela explique probablement une production de noisette très importante cette saison. Les Iris plantés à l’automne se sont également développés très rapidement dès le printemps. Malgré la nature argileuse du sol, pas de stagnation ni d’écoulement d’eau ont été observés dans, et autour de, la zone d’infiltration. Depuis un an que l’installation est en service nous n’avons jamais eu d’odeur, même en plein été.

[1après 1 an d’utilisation j’ai remarqué que ça se colmatait, des trous plus gros ce serait mieux

[2la première année nous avons tout simplement mis de l’herbe coupée et séchée

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