« Nous avons choisi d’utiliser des Toilettes à Litière Biomaîtrisée (plus ou moins). Nous les appelons plus facilement TLB. Et comme je suis TRÈS paresseuse et que je refuse catégoriquement de devoir vider un seau tous les x jours, on a adopté les cuves de compostage. »
C’est ainsi que nous entrons dans le vif du sujet avec ce blog descriptif, technique et bien imagé, la problématique du seau à vider parfois plusieurs fois par semaine est récurrente et en décourage plus d’un.
Précision : en France, le principe de toilette sèche très répandu, que l’on nomme généralement TLB, est celui développé par Joseph Országh qui précise “ … la capacité du réservoir ne peut guère dépasser le volume d’une semaine de « production ». …” Le modèle à double chambre de compostage présenté sur ce blog se vide à périodicité beaucoup plus longue bien que ses concepteur-ice parle d’une TLB.
Dans cette réalisation les chambres sont construites en parpaing et la dalle en béton, ce n’est pas une obligation. D’autres matériaux peuvent être mis en œuvre, pour exemple les voûtes des toilettes traditionnelles de Djenné au Mali, ou de la vallée du Draâ au Maroc, sont en adobe ou en pisé et ont plusieurs siècles de service, avec cependant des principes de fonctionnement différents… Plus classiquement et facilement certaines constructions sont réalisées en planche et le sol est en contact direct avec la terre, ce qui facilite le processus de compostage et nécessite un apport de vers de fumier seulement peu après le début de l’utilisation de la cuve.
Une cuve ( ou voûte ou chambre) de dimension importante sous le siège de la toilette permet la vidange du résidu à périodicité de 3 mois à 12 mois suivant le volume de la voûte et le nombre d’utilisateurs.
Avec une toilette à double voûte il n’y a aucune manipulation de matière fraîche, les voûtes travaillent en alternance d’utilisation et de repos. La gestion consiste à sortir le résidu composté et hygiénisé à périodicité annuelle après la fin de la deuxième année. Si nous construisons un toilette à simple voûte il suffira de la vider sur un composteur-relais où sera complété le processus d’hygiénisation.
Le principe de fonctionnement sur voûte (simple ou double) est encore mal connu en France et peu répandu. C’est dommage, lorsqu’il est pensé dès la conception de l’habitat il peut parfaitement être réalisé à l’intérieur de la maison et permettrait sans doute à un plus grand nombre d’adopter les toilettes sèches au quotidien.
Quel que soit le système mis en place le produit fini, suffisamment composté et hygiénisé, peut être introduit dans le le sol en arboriculture, horticulture ou agriculture.
À chacun de décider en fonction de sa philosophie, de ses idées et ses croyances !
