Lorsque le SPANC valide une installation sans agrément, il n’est pas rare qu’il pose comme condition une obligation d’analyse annuelle ou pluriannuelle. L’usager comprend cette demande comme une ouverture d’esprit du technicien, il accepte généralement cette condition comme contre-partie supportable à sa fantaisie ou simplement pour avoir la paix. Généralement, la demande porte sur l’analyse des MES, de la DCO et/ou de la DBO5, paramètres utilisés habituellement en assainissement collectif et déterminants seulement si l’exutoire de nos eaux traitées rejoint un milieu hydraulique superficiel (comme un ruisseau, un fossé ou une mare en dehors de la parcelle privative). Pour des installations familiales, nous nous efforçons toujours de rendre l’eau épurée à son milieu naturel après un passage par un sol vivant. Ce dernier complétera le travail et évitera tout risque de contamination du milieu hydraulique superficiel.
Il n’est donc pas justifié d’accepter cette obligation d’analyse. S’y plier correspond généralement au désir de maintenir une relation neutre entre l’usager et la personne du Spanc. Il nous semble préférable, et plus intéressant, d’y résister. En prime le sentiment de participer à améliorer la compréhension du sujet, pour soi-même, mais également pour le technicien que nous avons en face de nous. Bien que coincé entre le marteau (les élu.es) et l’enclume (le particulier), certaines et certains sont en demande d’expérience novatrice avec le désir de faire évoluer leur point de vue !
Et gardons en tête que la faible charge des eaux ménagères d’un foyer aux pratiques écologiques représente un risque insignifiant de polluer l’eau, à fortiori lorsque ces eaux sont infiltrées dans la couche superficielle d’un sol végétalisé vivant. Ce qui n’est pas le cas de n’importe quelle Step qui elle rejette ses effluents partiellement traités directement dans les milieux aquatiques.
